OpenStreetMap

Qu'est ce qui peut aller dans OSM (ou pas)

Posted by Pieren on 5 March 2013 in French (Français)

Récemment, un fil de discussion sur la liste talk-fr soulève une nouvelle fois la question de savoir si un certain type de données peut ou ne peut pas figurer dans OSM. En l'occurence ici, il s'agit des zones de risques sismiques tels que définis par l'administration (http://lists.openstreetmap.org/pipermail/talk-fr/2013-March/055764.html). Certains pensent que ce type d'information pourrait s'afficher avec des applications extérieures de type u{map}(http://umap.fluv.io/), sans pouvoir définir clairement sur quel critère on peut décider que telle ou telle information irait ou n'irait pas dans la base de données OSM. Christian Quest se demande aussi pourquoi nous accepterions les AOC dans le vignoble et pas les zones sismiques. Son argument étant que l'information est utile et qu'il faut trouver un équilibre entre contributeurs et utilisateurs, le principal étant que cela soit "facile à intégrer et mettre à jour" pour les contributeurs et "facile à exploiter" pour les ré-utilisateurs (par là il veut sans doute dire un balisage clair, documenté et une modélisation simple).

A mon avis, ça n'est pas tellement une question de "facile à" qui compte. Les limites de ce qui peut aller dans OSM (ou pas) sera un débat sans fin comme il l'est dans wikipedia. Mais contrairement à wikipedia où le seul risque est de faire exploser le nombre d'articles que personne ne lira, nous travaillons tous sur la "même feuille de papier" lorsqu'on contribue sur une zone géographique dans OSM. L'idée que plus il y aura de données et plus il faudra mettre en place des outils de filtrage pour faciliter le travail d'édition ne tient malheureusement pas. On voit que les données sont souvent interconnectées entre elles. On ne peut facilement toucher à un way sans affecter par exemple toutes les relations qui l'utilisent. Ou un noeud seul s'il faut partie d'un ou plusieurs ways. Il faudra sans doute chercher de nouveaux critères qui définissent la pertinence d'une contribution, au delà des "compatible ODbL", "le terrain", "le présent", "être stable" et "vérifiable".

Est-ce que l'un de ces critères sera le nombre de ré-utilisateurs ? Par exemple, quelques uns souhaiteraient ajouter leur itinéraire maison - lieu de travail pour, par exemple, chercher des opportunités de co-voiturage. Le nombre de ré-utilisateur par itinéraire est très faible (une personne). Il y a pourtant là un potentiel pour développer une application de recherche de co-voiture qui peut intéresser beaucoup de monde. Malgré cela, il y aura une forte rétissance de la communauté à voir fleurire un nombre de plus en plus important d'itinéraires maison-travail. D'abord parce que ça n'intéresse pas grand monde. Ensuite, parce que cela va affecter des données que tout le monde utilise (les routes qui seront découpées et rattachées à de multiples relations).

Un autre critère sera peut-être la densité des données. Au delà d'un certain seuil, il devient très difficile voir impossible de comprendre les données sur l'éditeur. S'il y a trop de lignes qui se croisent, l'impossibilité de tout afficher avec des couleurs diffèrentes, des polygones qui se superposent, se croisent ou ont des formes complexes avec des enclaves et/ou des exclaves, le cerveau humain n'est plus capable d'appréhender toutes ces données. On voit le phénomène apparaître dans les zones urbaines fortement cartographiées. On a déjà du mal avec le bâti et la voirie, les boutiques et les landuses. Qu'est-ce que cela deviendra avec les zones de couverture des caméras de surveillance, les réseaux souterrains d'eaux propres et eaux usées, les lignes téléphoniques, électriques et fibres optiques, les zones de couverture wifi ou 3G/4G, les bâtiments en 3D et leur cartographie intérieure, le détail de chaque voie de circulation, etc. Les milieux urbains seront alors tellement chargés qu'il ne sera plus possible de travailler qu'à très grande échelle, sur des zones de plus en plus petites qui ne dépasseront plus le paté de quelques maisons.

Comme on le voit, la question reste encore ouverte et nécessitera d'avantage de règles si on veut éviter une trop grande complexité dans le projet et une plus grande difficulté à recruter de nouveaux contributeurs si cela arrivait.

Comment from Circeus on 6 March 2013 at 07:12

Je croyais que la limite c'est "ce qui existe sur le terrain (sous entendu au dessus du sol) de manière visible"? Avec certaines incursions dans les trucs comme les frontières (car elles ont un impact et une certaine présence sur le terrains, même si ce ne sont pas nécessairement quelque chose de directement visible). En ce sens, les "zones de risque" et autre "zones de couvertures" ne sont pas valides car pas représentatives de trucs présents sur le terrains (contrairement à disons, un emplacement de caméra ou de hotspot wifi).

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Comment from Pieren on 6 March 2013 at 10:53

Les limites communales ne sont pas visibles sur le terrain. Alors qu'elles ont un intérêt évident pour la géolocalisation (insinuant "pour le grand nombre d'utilisateurs"). Mais jusqu'où aller dans l'ajout de limites administratives lorsque certains ajoutent les limites des cantons ou les limites des "quartiers" ou les IRIS de l'INSEE ? Ou que certains veulent mettre les "bureaux de vote" et leurs zones de couverture ? On voit que ces limites sont toutes "administratives" alors qu'elles ne présentent aucun intérêt pour la géolocalisation. Pourtant elles présentent un intérêt suffisant pour que certains contributeurs s'y attèlent (sans visibilité depuis le terrain).

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Comment from Circeus on 6 March 2013 at 16:39

Je suis bien d'accord concernant les bureaux de votes: de toutes façons, ce ne sont pas plus des éléments ni permanents ou même semi-permanents (du moins en Amérique du nord). En soi, cela même est suffisant pour les disqualifier entièrement!

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Comment from bpierreb on 9 March 2013 at 10:56

OSM ne peux pas être" la carte de tout" les limites d'une carte sont la lisibilité et l’intérêt d'y mettre telle ou telle information. Il existe des cartes spécifiques des zones sismiques, des AOC, et des zones électorales etc !... Ils faut aussi se demander qui sont les utilisateurs et que cherchent-ils sur OSM ? En ce qui concerne les zones de risque sismique, il faut savoir qu'elles sont définies par l'administration et qu'elles peuvent variées, et que effectivement sur le terrain rien n'est visible. Si les zones sismiques figurent alors pourquoi pas, aussi les failles, la nature des sols, les variations de la gravité, du champs magnétique, l’ensoleillement moyen, etc... OSM doit rester une carte simple pour un maximum d'utilisateurs, sinon le but est raté.

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Comment from ppatx on 29 May 2013 at 12:08

Réflexion tout à fait intéressante !

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